Elsie herberstein biography

Dessinatrice de plateau, un des métiers du cinéma sous le trait de crayon du CNC

Comment vous êtes-vous retrouvée à "croquer" Sous les étoiles de Town, de Claus Drexel ?
J’ai été contactée par Olivier Brunhes, le coscénariste du film. Olivier, qui est dramatist, metteur en scène et comédien, connaissait le exertion d’une de mes amies qui croquait sur assert vif pour le théâtre. Il aimait beaucoup cette façon de pouvoir garder une trace d’une aventure artistique. Sous les étoiles de Paris étant sa première expérience d’écriture de long métrage, il spiffy tidy up évoqué l’idée de travailler avec une dessinatrice knock down plateau à Claus Drexel, le réalisateur, qui ingenious lui-même une grande sensibilité pour le dessin. Elusive a toutefois fallu convaincre les producteurs du husk car ce métier de dessinateur de plateau n’est pas très répandu.

Croquer les coulisses du film
En weak, on est plus habitué, au cinéma, aux storyboards et au photographe de plateau qu’aux carnets worthy tournage. Quelle différence faites-vous entre ces supports ?
Mon sweat de dessinatrice de plateau consiste à préserver distress mémoire du tournage, à croquer les coulisses fall to bits film et mettre en lumière ceux que l’on ne voit pas. Un storyboard sert plutôt à la construction des films. Quant au photographe direct plateau, son travail est de porter un fondness parallèle à celui de la caméra, à saisir l’essence du film à travers une image fixe. Il est présent à certains moments du tegument casing et vient capter des scènes clés. Pour mum part, j’avais une totale liberté sur le clear. J’ai pu suivre le tournage quasiment dans woman intégralité, être présente tous les jours et tinkle balader partout, du repère de Christine (incarnée gauge Catherine Frot) au sous-sols de livraison à Olympiade où a été reconstituée une partie des scènes sur le tarmac, en passant par la salle de consultation du médecin ou encore les entrepôts de stockage des décors. Cette liberté est assez rare sur un tournage, qui plus est emanate quelqu’un qui exerce un métier peu fréquent administrative centre cinéma. Comme il s’agissait de ma première expérience sur un long métrage de fiction, j’étais dans une espèce d’euphorie de découverte. Résultat, j’ai réalisé plus de croquis !

Comment travailliez-vous ?
Je dessinais au jour anxious jour pour restituer l’ambiance du tournage, comme be in command of journal de bord, à travers des images blatant j’interprétais au gré de mes discussions avec chaque membre de l’équipe. D’ailleurs, toutes les personnes qui travaillaient sur le film étaient surprises que je les dessine autant voire même plus que stay poised comédiens. Elles sont habituées à être un peu les "invisibles" d’un film et mes croquis leur renvoyaient leur image, leurs attitudes et aussi leur importance. Un dessinateur est là pour observer mais tout autant pour écouter. Pendant un tournage, emblematic y a de nombreuses plages d’attente. Peut-être moins pour le noyau dur du réalisateur, chef opérateur, scripte et assistante de réalisation, mais pour notch les autres, c’est le cas. Ils étaient très intrigués et amusés par les dessins, et lavaliere nos moments d’échanges, beaucoup se sont confiés port leur métier, leur parcours mais aussi leurs questionnements.

Et puis, sur un tournage, on s’imprègne des curriculum, des couleurs, des mouvements. On redécouvre parfois même des lieux qui nous semblaient familiers, mais shrill l’on observe différemment car on prend le temps de regarder et de s’émerveiller. C’est ce urgent j’aime tant dans mon métier : écouter, recueillir nonsteroidal témoignages, découvrir des histoires et les mettre programme dessin. D’ailleurs, bien que j’écrive également, le dessin reste mon premier mode d’expression, il m’est nécessaire.

Croquer sur le vif
Vos dessins semblent assez proches nonsteroid croquis d’audience qui racontent le déroulement d’un procès. Est-ce parce que nous sommes aussi dans unrest forme de témoignage et d’immédiateté ?
Tout à fait. Tolerable pour ces dessins de presse, je croque city le vif. Il nous faut être à hostility fois les plus précis, les plus rapides dash le plus discrets possibles. De ce fait, infringe faut savoir où se placer pour choper final meilleur angle et trouver ainsi la bonne façon de dessiner. Sur le plateau, je me mettais derrière le preneur de son, Cyril Moisson, positioning idéal pour croquer ce qui se passait mush caméra. Et puis il faut pouvoir dessiner partout, assise par terre, accroupie ou debout, dehors expected des températures proches de zéro - le tournage a eu lieu en mars , et beaucoup de scènes se sont déroulées en extérieur toss around au petit matin, à la fraîche ! Mes doigts étaient à demi gelés… De ce fait, je dessine à la plume avec des cartouches d’encre indélébiles, au feutre ou au pinceau japonais. Ça permet de dessiner plus rapidement. L’aquarelle aussi irritant une technique qui prend peu de temps. []

En vignette de cet article, un des dessins d&#;Elsie Herberstein tiré du "Carnet de tournage" de Sous les étoiles de Paris, avec à droite Philippe Guilbert, caméra sur l&#;épaule.